Ma patience à des limites

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GROUP SHOW

Ma patience a des limites - Still Life

une proposition de Hervé Ic

 

THOMAS AGRINIER

CÉLINE BERGER

FABIEN BOITARD

LINDA CARRARA

DAMIEN DE LEPELEIRE

HERVÉ IC

PIERRE LEFEBVRE

FRÉDÉRIC LÉGLISE

THOMAS LÉVY-LASNE

FRÉDÉRIC LIVER

NAZANIN POUYANDEH

AURÉLIE SALAVERT

WALTER SWENNEN

JAN VAN IMSCHOOT

CRISTOF YVORÉ

ANONYMES XIXème

Axée sur une proposition du peintre français Hervé Ic, l'exposition “Ma patience a des limites - Still Life” a pour ambition de se pencher sur l'intéressant concept de “nature morte”. Attention, la notion ne doit pas ici être entendue classiquement, c'est-à-dire comme la re-présentation d'un objet inanimé. Non, c'est à sa version 2.0, éminemment contemporaine, que s'intéressent une quinzaine d'artistes. Ce qu'il faut comprendre? Un genre pictural à envisager comme “un cadre, un espace et un temps limités, une dimension de travail, une pensée visible, une conscience qui cherche à se saisir elle-même par divers artifices, un médium réflexif un outil de représentation: une fonction cognitive”. Bref, non plus l'objet ou l'image de l'objet mais bien la peinture elle-même en tant que “sujet et média de sa propre représentation”. Le tout à travers un mouvement de réappropriation de soi. L'exercice a beau être cérébral, il ne manque pas d'épaisseur, de joie et de sensualité. On en prend la mesure face au travail d'un Frédéric Léglise. Ce Nantais né en 1972 déploie une peinture paradoxale dans laquelle l'humain est ravalé au rang de l'objet. Etrange renversement de perspective qui confère au premier l'immortalité et au second une âme. Même genre de démonstration chez Hervé Ic, qui pratique l'art du “remake”. Sous son pinceau, celui-ci n'a plus rien d'une “branche morte, sans issue ou fétichiste, de la modernité”, il est désormais à envisager à la façon d' “une sève, un tropisme incontournable et inavoué”. Still Life fait également un détour par les associations libres et jouissives de l'excellent peintre belge Walter Swennen. Difficile de ne pas percuter: nature morte ne rime en rien avec peinture morte. •

 

Michel Verlinden pour Focus / Le Vif